Ne me demandez pas comment je suis tombé sur le site Internet de Fabien Batista, un tatoueur de Perpignan ! Sans doute un lien Facebook qui devait traîner, je soupçonne une de mes amies...
Toujours est-il que bien que n'étant pas fan de tatouage de manière générale, ces créations-là ont retenu mon attention et le salon Belly Button fait partie des pages que "j'aime" sur le réseau social depuis un bon moment maintenant.
Le travail des couleurs me paraît tout à fait exceptionnel. Le violet et le vert clair (presque jaune) sont des couleurs que je n'avais jusqu'alors très peu remarquées dans l'art du tatouage... Les motifs, entre naïveté enfantine (nounours, Alice), influences nippones, street art plus gothique penchant vers le Tim Burton, font jouer les lignes avec les trames colorées avec talent.
Une vraie identité et je pourrais presque parler de coup de cœur en ce qui me concerne.
WilliamWallace Denslow est le premier illustrateur de la série de livre sur le Magicien d'Oz. Né en 1856 à Philadelphie, cet artiste s'est fait remarqué dans l'illustration et la caricature. Il rencontre très probablement L. Frank Baum à Chicago dans le club de presse auquel ils appartiennent tous les deux.
En 1900 paraît le premier livre de la série "The Wonderful Wizard of Oz". Malheureusement, deux ans plus tard, les deux artistes se disputent les droits à l'occasion de l'adaptation de l'œuvre pour la scène. Baum décide de faire cavalier seul et remplacera Denslow pour les 13 opus qu'il écrira par la suite.
Avec les royalties de ses dessins, Denslow s'offre une île, Bluck's Island, dans le port d'Hamilton, aux Bermudes. Certainement inspiré de la poésie de son œuvre graphique, il s'en proclame roi et devient ainsi Denslow I mais meurt peu de temps après, ruiné et alcoolique, dans l'indifférence générale.
Il nous reste donc aujourd'hui les fabuleuses illustrations de cet artiste atypique. On a d'ailleurs prêté aux illustrations de cet artiste très engagé de nombreuses interprétations politiques qui sont toujours d'actualité dans l'ensemble de l'univers d'Oz.
L'excellent magazine trendy Hey! me fait découvrir les art toys Suckadelic. J'apprends que cette "Organisation d'Art Maléfique", sévissant depuis 1997, ne produit pas que des jouets bootlegs, mais également des remixes... tout autant illicites. Enfin, Suckadelic crée des vidéos déjantées pour la promotion de ses produits.
Détournant l'univers Star Wars, Suckadelic actualise Dark Vador et autres Stormtroopers en version disco, gay ou rétro. Côté musique, ce sont les méchants qui passent à la moulinette Suckadelic, notamment dans l'album Supervillains : Gargamel, les Gremlins ou Sauron y sont habilement remixés.
Du bonheur pour les yeux et les oreilles. Pour le porte-monnaie c'est autre chose, il vous faudra débourser jusqu'à 5.000$ pour acquérir certaines de ces séries, parfois limitées à une cinquantaine d'exemplaires.
Personnellement, je me contenterais donc de mettre le visuel ci-dessous en fond d'écran de mon iPhone !
En bonus, le Crucifett mettant le chasseur de primes Boba Fett au pilori.
...Et la déclinaison pinky plutôt sympa des soldats de l'Empire.
Suivre le lien pour acquérir l'un de ces onéreux joujoux et découvrir l'univers décalé de Suckadelic : www.suckadelic.com
Lors d'une petite promenade dominicale au 104 - où je n'avais encore jamais mis les pieds malgré la relative proximité de ce lieu artistique ouvert de mon domicile - je découvre le dernier court métrage de Spike Jonze : I'm Here.
Projeté toutes les 45 mn dans un container, je m'inscris pour une séance sur liste d'attente et par bonheur je peux assister à la projection. Assis au premier rang, je suis alors témoin de cette jolie métaphore, ce conte où des robots s'aiment de manière inconditionnelle. De manière absolue. La marque de vodka suédoise Absolut [dont j'avais déjà parlé ici même]et d'ailleurs à l'origine de ce projet (je ne l'ai appris qu'après, n'ayant pas fait tout de suite le lien entre le nom de la société de production "The Absolut Company", et la fameuse boisson alcoolisée). Dans sa forme, I'm Here ressemble beaucoup à Wall-E (un robot ancienne génération très carré et masculin rencontre un robot tout rond et féminin) ou encore aux clips - et au regrettable film Electroma - de Daft Punk (clips d'ailleurs réalisés par Spike Jonze himself). Mais sur le fond, pas grand chose à voir, car I'm Here va beaucoup plus loin dans le romantisme et la réflexion philosophique.
J'apprends encore après lors d'une recherche Wikipédia que I'm Here est inspiré du conte pour enfant The Giving Tree de Shel Silverstein. Publié en 1964, ce livre raconte l'histoire d'un petit garçon qui a un arbre dans son jardin. Cet arbre lui fournit tout ce qu'il veut : de l'ombre pour s'asseoir, une pomme lorsqu'il a faim, des branches pour construire une cabane. Devenu adulte, le garçon décide d'abattre l'arbre pour utiliser le bois dans la construction d'un bateau. L'arbre se plie à cette exigence, regrettant cependant de voir partir son ami et craignant de ne plus jamais le revoir. L'homme revient un jour vers l'arbre coupé qui se lamente de ne plus pouvoir rien lui donner, le vieillard dit alors à l'arbre qu'il sera heureux de simplement s'asseoir sur la souche pour couler de paisibles jours... Sujet à diverses interprétations radicalement opposées, ce conte a soulevé de nombreuses polémiques. Certains prétendent que la parabole souligne l'inégalité entre l'arbre et le garçon, que l'arbre se sacrifie trop pour cet homme égoïste. D'autres au contraire y voit des valeurs importantes comme celles d'une mère transmettant amour et protection à son enfant, sans rien exiger en retour.
I'm Here reprend fidèlement cette trame en transposant la relation arbre - petit garçon entre deux robots venant de se rencontrer, Sheldon et Francesca...
Voici la bande annonce de I'm Here.
Malheureusement, le film, qui avait été présenté au festival de Sundance 2010, ne sera plus visible au 104. Il est par contre possible de le visionner le sur son site officiel en suivant le lien ou en cliquant sur l'image ci-dessous : www.imheremovie.com
J'adore ce buzz. Un obscure artiste prétend être fils caché de Madonna. Il serait né en 1973 dans le Michigan lorsque que Madonna n'avait que 15 ans. Une superbe idée marketing qui pourrait avoir un fond de vérité, après tout.
Le documentaire qui met en avant ce perfomer d'un genre un peu particulier est prévu pour sortir aux États-Unis en août prochain.
Le destin de Luizo Vega sera-t-il changé par la sortie de ce (pseudo ?) docu-révélation ? En tout cas je trouve vraiment très intéressante cette idée. Quelle que soit la vérité dans cette affaire, espérons tout de même que personne ne souffrira de ces rumeurs. L'art dépasse la fiction.
Pour fêter les 25 ans de la fameuse franchise du géant américain du jouet Hasbro, Stella Cadente a joliment "habillé" un Petit Poney. OK, on dirait parfois du Vivienne Westwood, un hommage sans doute ?
Reilly est un illustrateur londonien, tout droit sorti du quartier de Hackney. On retrouve dans son travail un patchwork de courants très colorés où les arc-en-ciels ont souvent une place prépondérante, servant de catalyseur entre des éléments urbains issus du street art, ou des matières plus organiques (bouches pulpeuses, visages, crânes, yeux...).
Diplômé du Royal College of Art, cet artiste aux nombreuses inspirations a été approché par de nombreux chanteurs/chanteuses (Beyoncé, Kelis, etc.). Les marques ont également fait les yeux doux à Reilly, qui a ainsi travaillé pour Coca-Cola, The Gap, Marks & Spencer mais aussi Jimmy Choo, Chloé ou Miss Selfridges (la liste est longue).
Je connaissais déjà très bien son travail sans le savoir jusqu'à cette semaine où il est apparu dans mon agenda chéri Taschen, Illustration Now. En effet, Reilly a signé de nombreuses couvertures des excellentes compilations Hed Kandi. Cet article est illustré avec des dessins issus de la même collection mais le scope des talents de Reilly est beaucoup plus large, je vous invite à le découvrir de tout urgence sur son site : www.reilly69.com
Tout le monde en parle : la main métallique de Beyoncé dans un de ses derniers clips ("Single Ladies" dont est extraite l'image ci-dessus) et lors de ses dernières apparitions... Visualiser le fameux clip sur YouTube. Précisons au passage que cette formidable vidéo est d'ailleurs inspirée d'un ballet chorégraphié par Bob Fosse (lire la suite sur MusicalAvenue) dans Sweet Charity.
Pour en revenir au RoboGlove... Il s'agit d'un objet créé par la designer de bijoux pour stars Lorraine Schwartz. Cette dernière est tellement appréciée de la jet-set hollywoodienne (Jennifer Lopez et Cate Blanchett sont fan) que Beyoncé a même appelé une de ses chansons "Lorraine Schwartz" ! Vive le méga échange de visibilité...
Le RoboGlove a fait des petits, d'autres artistes ont été récemment vus avec pareil attirail, notamment Maxim, le chanteur du groupe d'électro anglais The Prodigy qui fait d'effectuer son grand come back.
Un nouveau disciple de David LaChapelle : l'Américain Justin Monroe. J'aime vraiment ces clichés (principalement de mode) hyper léchés, totalement mis en scène et avec un sens profond d'un trash-chic impeccable.
Les thèmes de prédilection de ce "créateur d'images" (tel qu'il se définit lui-même) ? Un voyeurisme exarcerbé par le sexe, la fête, la violence, le luxe... Cette provocation et cet ultra-réalisme sont très souvent entremélé, à grand renfort de montage, d'artifices et d'effets spéciaux. Davantage de photographies sur le site de Justin Monroe.
Au détour d'un rayon, j'ai découvert Billy Brouillard, un album graphique difficile à classer et donc difficile à décrire...
BD pour enfants ? Roman graphique philosophique ? Recueil d'humour noir à la Burton ? Inutile d'essayer de mettre une étiquette, Billy n'aimerais sans doute pas !
Le format ? Une succession de planches suivant plus ou moins un fil rouge : qu'est-il advenu du chat après sa mort ? Entrecoupant les aventures de Billy, le lecteur trouvera des extraits d'une encyclopédie écrite par le garçonnet sur les phénomènes surnaturels, des poèmes admirablement illustrés d'auteurs classiques ou encore des feuilles de journaux reconstitués...
Billy est un petit garçon à l'imagination débordante dont le chat, Tarzan, meurt en début d'album. S'en suit une belle réflexion sur la vie et surtout la mort. Teinté d'humour vachard plutôt méchant, un trait fin d'une grande richesse, Billy Brouillard : le Don de Trouble Vue fait sans doute plus le bonheur d'un public mûr que trop enfantin, quoique...
Espérons que l'auteur très prometteur Guillaume Bianco aura la bonne idée de continuer cette série.
Alors qu'approche le 39e Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, un album a retenu les faveurs de la presse, il s'agit de Blaise, de Dimitri Planchon. Découvert par Fluide Glacial lorsque Albert Algoud était à la rédaction en chef, Planchon a créé le personnage de Blaise, un jeune garçon témoint des aventures de sa famille. Plus tard, l'artiste livre un premier album "Jésus et les Copains" (parodie acide des évangiles) puis sort cette année "Blaise" chez Glénat. Spécialisé dans le roman photo détourné, Planchon explique que son travail de collage/montage sert à dépeindre l'absurdité de certaines situations sociales. Pour le visage des personnages par exemple, près de cent éléments sont nécessaires, assemblés à partir de photos prises par l'auteur... L'humour noir et l'originalité graphique sont au rendez-vous de cet album original à découvrir.
Vanessa Mitrani conçoit des objet d'art tout à fait originaux, comme ces aquariums en verre soufflé de la gamme "Aquarius". La designer a voulu recréer une impression de paysage de buildings new-yorkais pour ces écrins aquatique de verre et de métal.
Les versions "simple" et "double" sont également charmantes et sûrement plus abordables. Les prix de ces objets hors du commun ne sont pas sur catalogue.