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dimanche 28 août 2011

Tatouages Belly Button

Ne me demandez pas comment je suis tombé sur le site Internet de Fabien Batista, un tatoueur de Perpignan ! Sans doute un lien Facebook qui devait traîner, je soupçonne une de mes amies...

Toujours est-il que bien que n'étant pas fan de tatouage de manière générale, ces créations-là ont retenu mon attention et le salon Belly Button fait partie des pages que "j'aime" sur le réseau social depuis un bon moment maintenant.


Le travail des couleurs me paraît tout à fait exceptionnel. Le violet et le vert clair (presque jaune) sont des couleurs que je n'avais jusqu'alors très peu remarquées dans l'art du tatouage... Les motifs, entre naïveté enfantine (nounours, Alice), influences nippones, street art plus gothique penchant vers le Tim Burton, font jouer les lignes avec les trames colorées avec talent.



Une vraie identité et je pourrais presque parler de coup de cœur en ce qui me concerne.


Site : www.bellybuttontattooshop.com

mercredi 24 août 2011

Dakimakura version garçons

Nul besoin d'être allé au Japon pour avoir une idée du foisonnement de déclinaisons des divers comportements plus ou moins sexuels ainsi que leur téléscopage avec l'univers "manga" des animés...


Si les sitcom américaines utilisent souvent le comique du "love pillow" et ont contribué à populariser la tendance, en France, à ma connaissance, ce phénomène reste beaucoup plus discret. Les dakimakura sont donc des oreillers à taille humaine sur lesquels sont imprimés des personnages, le plus souvent en petite tenue. Leurs propriétaires s'endorment en les serrant dans leur bras, telles des poupées (gonflables ?). Entretenir une relation platonique avec son héros(ïne) de dessin-animé préféré, voilà qui semble être une pratique des plus geeks.

Une chose reste surprenante, ce marché semble uniquement destiné aux hommes, comme si les femmes ou les jeunes filles (ou bien sûr encore les gays) ne pouvaient développer une obsession pour tel ou tel personnage issu de Naruto, One Piece ou autre série.

Voici un petit florilège de dakimakura masculin.

mercredi 29 décembre 2010

W.W. Denslow au pays d'Oz


WilliamWallace Denslow est le premier illustrateur de la série de livre sur le Magicien d'Oz. Né en 1856 à Philadelphie, cet artiste s'est fait remarqué dans l'illustration et la caricature. Il rencontre très probablement L. Frank Baum à Chicago dans le club de presse auquel ils appartiennent tous les deux.


En 1900 paraît le premier livre de la série "The Wonderful Wizard of Oz". Malheureusement, deux ans plus tard, les deux artistes se disputent les droits à l'occasion de l'adaptation de l'œuvre pour la scène. Baum décide de faire cavalier seul et remplacera Denslow pour les 13 opus qu'il écrira par la suite.


Avec les royalties de ses dessins, Denslow s'offre une île, Bluck's Island, dans le port d'Hamilton, aux Bermudes. Certainement inspiré de la poésie de son œuvre graphique, il s'en proclame roi et devient ainsi Denslow I mais meurt peu de temps après, ruiné et alcoolique, dans l'indifférence générale.


Il nous reste donc aujourd'hui les fabuleuses illustrations de cet artiste atypique. On a d'ailleurs prêté aux illustrations de cet artiste très engagé de nombreuses interprétations politiques qui sont toujours d'actualité dans l'ensemble de l'univers d'Oz.

mardi 6 juillet 2010

Suckadelic

L'excellent magazine trendy Hey! me fait découvrir les art toys Suckadelic. J'apprends que cette "Organisation d'Art Maléfique", sévissant depuis 1997, ne produit pas que des jouets bootlegs, mais également des remixes... tout autant illicites. Enfin, Suckadelic crée des vidéos déjantées pour la promotion de ses produits.



Détournant l'univers Star Wars, Suckadelic actualise Dark Vador et autres Stormtroopers en version disco, gay ou rétro. Côté musique, ce sont les méchants qui passent à la moulinette Suckadelic, notamment dans l'album Supervillains : Gargamel, les Gremlins ou Sauron y sont habilement remixés.


Du bonheur pour les yeux et les oreilles. Pour le porte-monnaie c'est autre chose, il vous faudra débourser jusqu'à 5.000$ pour acquérir certaines de ces séries, parfois limitées à une cinquantaine d'exemplaires.



Personnellement, je me contenterais donc de mettre le visuel ci-dessous en fond d'écran de mon iPhone !


En bonus, le Crucifett mettant le chasseur de primes Boba Fett au pilori.


...Et la déclinaison pinky plutôt sympa des soldats de l'Empire.


Suivre le lien pour acquérir l'un de ces onéreux joujoux et découvrir l'univers décalé de Suckadelic : www.suckadelic.com

lundi 23 mars 2009

Reilly69


Reilly est un illustrateur londonien, tout droit sorti du quartier de Hackney. On retrouve dans son travail un patchwork de courants très colorés où les arc-en-ciels ont souvent une place prépondérante, servant de catalyseur entre des éléments urbains issus du street art, ou des matières plus organiques (bouches pulpeuses, visages, crânes, yeux...).


Diplômé du Royal College of Art, cet artiste aux nombreuses inspirations a été approché par de nombreux chanteurs/chanteuses (Beyoncé, Kelis, etc.). Les marques ont également fait les yeux doux à Reilly, qui a ainsi travaillé pour Coca-Cola, The Gap, Marks & Spencer mais aussi Jimmy Choo, Chloé ou Miss Selfridges (la liste est longue).


Je connaissais déjà très bien son travail sans le savoir jusqu'à cette semaine où il est apparu dans mon agenda chéri Taschen, Illustration Now. En effet, Reilly a signé de nombreuses couvertures des excellentes compilations Hed Kandi. Cet article est illustré avec des dessins issus de la même collection mais le scope des talents de Reilly est beaucoup plus large, je vous invite à le découvrir de tout urgence sur son site : www.reilly69.com

samedi 24 janvier 2009

Billy Brouillard : le Don de Trouble Vue


Au détour d'un rayon, j'ai découvert Billy Brouillard, un album graphique difficile à classer et donc difficile à décrire...

BD pour enfants ? Roman graphique philosophique ? Recueil d'humour noir à la Burton ? Inutile d'essayer de mettre une étiquette, Billy n'aimerais sans doute pas !

Le format ? Une succession de planches suivant plus ou moins un fil rouge : qu'est-il advenu du chat après sa mort ? Entrecoupant les aventures de Billy, le lecteur trouvera des extraits d'une encyclopédie écrite par le garçonnet sur les phénomènes surnaturels, des poèmes admirablement illustrés d'auteurs classiques ou encore des feuilles de journaux reconstitués...


Billy est un petit garçon à l'imagination débordante dont le chat, Tarzan, meurt en début d'album. S'en suit une belle réflexion sur la vie et surtout la mort. Teinté d'humour vachard plutôt méchant, un trait fin d'une grande richesse, Billy Brouillard : le Don de Trouble Vue fait sans doute plus le bonheur d'un public mûr que trop enfantin, quoique...

Espérons que l'auteur très prometteur Guillaume Bianco aura la bonne idée de continuer cette série.

Toutes les images © Guillaume Bianco / Métamorphose / Soleil Production

jeudi 22 janvier 2009

Blaise - Dimitri Planchon

Alors qu'approche le 39e Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, un album a retenu les faveurs de la presse, il s'agit de Blaise, de Dimitri Planchon. Découvert par Fluide Glacial lorsque Albert Algoud était à la rédaction en chef, Planchon a créé le personnage de Blaise, un jeune garçon témoint des aventures de sa famille. Plus tard, l'artiste livre un premier album "Jésus et les Copains" (parodie acide des évangiles) puis sort cette année "Blaise" chez Glénat.
Spécialisé dans le roman photo détourné, Planchon explique que son travail de collage/montage sert à dépeindre l'absurdité de certaines situations sociales. Pour le visage des personnages par exemple, près de cent éléments sont nécessaires, assemblés à partir de photos prises par l'auteur... L'humour noir et l'originalité graphique sont au rendez-vous de cet album original à découvrir.

samedi 6 décembre 2008

Les Euros qu'on ne verra jamais...

Le blog "Admirable Design" propose une rubrique regroupant les 44 projets du concours pour le design des billets d'Euros...
Cet exemple, proposé par Erik Bruun (Viborg, Finlande) est un de mes préférés. Découvrez la galerie qui présente la série complète des billets de 5 à 500€ recto/verso directement sur le blog Admirable Design.

Cette autre série animalière de Robert Ballagh (Dublin, Irlande) me plaît pas mal également. La série complète ici.

Une coupure de 10€ pour le moins originale... Elle est l'œuvre d'Enric Satué Llop (Espagne). Les autres billets sur le blog.

Encore un billet hors du commun, très axé art moderne, designé par Roger Pfund (Berne, Suisse). La série entière se trouve ici.

Les billets en hauteur m'ont toujours plu, voici toujours une proposition de Roger Pfund. Les autres billets par ici.

Un bel essai collectif de Brigitte Matoul (Liège, Belgique), Benoît Grégoire (Huy, Belgique) et Véronique Boland (Rocourt, Belgique). Il faut vraiment aller voir la suite sur le blog.

Je ne suis ni convaincu ni séduit par l'utilisation des chiffres romains de Klaus Michel et Sanne Jünger (Munich, Allemagne). Allez quand même jeter un œil sur la série complète.

Une coupure de 20€ qui rappelle l'actuelle, proposée par Inge Madlé (Amsterdam, Pays Bas). Visualisez également la galerie.

Un billet de 20€ totalement décalé de Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato (Italie). Par curiosité, découvrez les autres déclinaisons.

Une approche qui ne correspont pas du tout à mes goûts, de Miguel Angel Plaza (Madrid, Espagne). La suite par là.

Encore une proposition à laquelle je n'adhère point, de Jaap Drupsteen (Hasselt, Pays Bas). Tous les billets de cette série en cliquant sur le lien.

La couleur ne manque pas sur cette maquette de billet de Stuart Rost (Fleet, Royaume-Uni). Le reste se trouve ici.

Pour information, les designs retenus sont une création de Robert Kalina (Vienne, Autriche).

Les régles imposées par la Banque Centrale Européenne étaient très strictes car pour ne pas sembler donner de préférence à un pays ou à un autre, il ne fallait pas faire figurer de symboles trop identifiables à une nation. Par ailleurs, en plus des tailles, des critères de couleur et une époque étaient également imposés pour chaque coupure :

5€ : 120X62 mm, gris, époque Classique
10€ : 127X66 mm, rouge, époque Romane
20€ : 133X70 mm, bleu, époque Gothique
50€ : 140X74 mm, orangé, La Renaissance
100€ : 147X78 mm, vert, époque Baroque et Rococo
200€ : 153X78 mm, jaune-brun, époque de l'Industrialisation
500€ : 160X78 mm, pourpre, le XXe siècle