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dimanche 16 mai 2010

"I'm Here" de Spike Jonze


Lors d'une petite promenade dominicale au 104 - où je n'avais encore jamais mis les pieds malgré la relative proximité de ce lieu artistique ouvert de mon domicile - je découvre le dernier court métrage de Spike Jonze : I'm Here.

Projeté toutes les 45 mn dans un container, je m'inscris pour une séance sur liste d'attente et par bonheur je peux assister à la projection. Assis au premier rang, je suis alors témoin de cette jolie métaphore, ce conte où des robots s'aiment de manière inconditionnelle. De manière absolue. La marque de vodka suédoise Absolut [dont j'avais déjà parlé ici même] et d'ailleurs à l'origine de ce projet (je ne l'ai appris qu'après, n'ayant pas fait tout de suite le lien entre le nom de la société de production "The Absolut Company", et la fameuse boisson alcoolisée). Dans sa forme, I'm Here ressemble beaucoup à Wall-E (un robot ancienne génération très carré et masculin rencontre un robot tout rond et féminin) ou encore aux clips - et au regrettable film Electroma - de Daft Punk (clips d'ailleurs réalisés par Spike Jonze himself). Mais sur le fond, pas grand chose à voir, car I'm Here va beaucoup plus loin dans le romantisme et la réflexion philosophique.


J'apprends encore après lors d'une recherche Wikipédia que I'm Here est inspiré du conte pour enfant The Giving Tree de Shel Silverstein. Publié en 1964, ce livre raconte l'histoire d'un petit garçon qui a un arbre dans son jardin. Cet arbre lui fournit tout ce qu'il veut : de l'ombre pour s'asseoir, une pomme lorsqu'il a faim, des branches pour construire une cabane. Devenu adulte, le garçon décide d'abattre l'arbre pour utiliser le bois dans la construction d'un bateau. L'arbre se plie à cette exigence, regrettant cependant de voir partir son ami et craignant de ne plus jamais le revoir. L'homme revient un jour vers l'arbre coupé qui se lamente de ne plus pouvoir rien lui donner, le vieillard dit alors à l'arbre qu'il sera heureux de simplement s'asseoir sur la souche pour couler de paisibles jours... Sujet à diverses interprétations radicalement opposées, ce conte a soulevé de nombreuses polémiques. Certains prétendent que la parabole souligne l'inégalité entre l'arbre et le garçon, que l'arbre se sacrifie trop pour cet homme égoïste. D'autres au contraire y voit des valeurs importantes comme celles d'une mère transmettant amour et protection à son enfant, sans rien exiger en retour.

I'm Here reprend fidèlement cette trame en transposant la relation arbre - petit garçon entre deux robots venant de se rencontrer, Sheldon et Francesca...

Voici la bande annonce de I'm Here.



Malheureusement, le film, qui avait été présenté au festival de Sundance 2010, ne sera plus visible au 104. Il est par contre possible de le visionner le sur son site officiel en suivant le lien ou en cliquant sur l'image ci-dessous : www.imheremovie.com


lundi 10 août 2009

United States of Tara

J'ai découvert cette année la nouvelle série produite par Stephen Spielberg : United States of Tara. Le titre me plaisait déjà énormément. Je savais qu'il s'agissait d'une histoire de personnalités multiples, et je trouvais intéressant le jeu de mot avec le prénom du protagoniste.

J'ai adhéré à l'univers de Tara dès le premier épisode, diffusé en janvier 2009 aux US sur Showtime (la petite premium chaîne qui monte qui monte face au géant HBO).

Aux commandes : Diablo Cody, la blogueuse de génie qui avait été repérée pour le scénario de Juno. Le pitch ? Une famille américaine a priori ordinaire à Overland Park, Kansas. Le problème, c'est Tara, la mère, qui arrête son traitement et subit donc à nouveau les effets de son trouble de la personnalité : DID (dissociative identity disorder). La succès de la série repose également sur l'interprétation sans faille de la talentueuse Toni Collette, l'actrice australienne qui débuta dans Muriel en 1994.

Ainsi, Tara a plusieurs "alters (ego)" : T., la jeune ado stringuée complètement devergondée et provocatrice, Alice, une Bree Van de Kamp de luxe, Buck, un beauf très rustre, etc. Le mari et les enfants de Tara la soutiennent dans sa démarche, mais souffrent au quotidien de ses changements de personnalités... Max (John Corbett, Aidan de Sex and the City), le père sexy-laid back, incarne patience et bonne volonté alors que Kate (Brie Larson), la teenager de 15 ans est en pleine phase de rebellion. Un autre personnage fascinant d'humour et de finesse : Marshall (Keir Gilchrist), le fils de Tara. Un jeune geek de 14 ans très sensible et très cultivé dont l'homosexualité naissante ne semble poser aucun problème... On pense tout de suite à la féminité décomplexée d'un autre teenager de série, Justin Suarez, le neveu d'Ugly Betty (incarné avec brio par Mark Indelicato).



Le ton de la série est inimitable : un mélange de comédie et de sérieux comme rarement on n'en fait pour la télévision. L'intelligence des répliques et l'élégance du scénario sont dignes d'un film indépendant made in USA dans la lignée de Little Miss Sunshine, Juno, etc. Sous l'angle d'une approche un peu loufoque (les troubles de personnalités multiples font encore débat auprès du corps médical), United States of Tara aborde des problèmes de société sans tabous et avec une légèreté salutaire.

jeudi 19 mars 2009

Les doublons de Disney

Je vois cette vidéo aujourd'hui sur le portail d'information Le Post.



Première réaction : un super sourire éclaire mon visage.
Deuxième réaction : aucun mouvement de rejet ni d'incompréhension.
Je trouve ça même plutôt normal que les studios Disney réutilise d'un dessin animé à l'autre certaines clés de son succès. Les scènes de danse sont tout à fait géniales, les poursuites sont hilarantes... Pourquoi changer une recette qui fonctionne à merveille ? En plus, je pense qu'il peut parfois s'agir d'hommages plus ou moins déguisés...

Bref, pas du tout un sujet à polémiquer, plutôt une occasion de se replonger dans ces classiques intemporels.

lundi 9 mars 2009

Les Romanesques

J'étais prévenu mais pourtant la surprise a été énorme. Lors du pré-show de ma Hedwig adorée le 7 mars au Sentier des Halles, je n'avais jamais rien vu de tel ! Quelle expérience. Les Romanesques est un duo de Japonais complétement allumés qui, pour notre plus grand plaisir, font des numéros hyper kitsch (dans le genre plus kitsch tu meurs) dans des accoutrements incroyables.

Ces deux artistes burlesques sont en France depuis un petit moment et ont adapté leur travail dans notre langue, ce qui donnent de grands classiques comme "Blanc Neige", sa variante "Noir Neige" ou (ma préférée) "Mademoiselle!!!" avec sa petite choré endiablée des poignets.




Je salue vraiment le second degré et la poésie inventive de ce duo atypique si délicieux. Encore merci Tobi et Miya !

Devenez amis avec eux sur MySpace. Vous pourrez y voir leur passage remarqué dans l'émission Paris Dernière, un cours "très très utile" de japonais, des chorégraphies sur "One Step Beyond" ou encore une reprise sous hélium de "We Will Rock You". Bien sûr, ça sera également l'occasion de découvrir les autres chansons du groupe en japonais ou en français, comme "Zoon-Doco Bushi" (citoyens-oyen) avec son petit air de Lambada ;)

Il y a également un site officiel avec d'autres photos : www.rmnsq.com

vendredi 3 octobre 2008

Sarah Palin dans SNL

Les vidéos dont tout le monde parle : Saturday Night Live se paie Sarah Palin !
L'excellente comédienne américaine Tina Fey (réalisatrice et interprète de la série très réussie "30 Rock" sur NBC et Canal+) incarne l'aspirante vice présidente.

Dans un premier sketch, Fey et Amy Poehler incarnent Sarah Palin et Hillary Clinton.



Cette semaine, c'est l'interview avec Katie Couric et les réponses très alambiquées de Palin qui sont parodiées. On est vraiment proche de la réalité !



Cette série de sketchs (qui, on l'espère, n'en est qu'à ses débuts) marque d'une certaine manière le retour du SNL au devant de la scène. En effet, ces sketchs sont même commentés en France et amorcent apparemment le renouveau de cette émission phare de la télévision américaine.