J'ai découvert cette année la nouvelle série produite par Stephen Spielberg : United States of Tara. Le titre me plaisait déjà énormément. Je savais qu'il s'agissait d'une histoire de personnalités multiples, et je trouvais intéressant le jeu de mot avec le prénom du protagoniste.
J'ai adhéré à l'univers de Tara dès le premier épisode, diffusé en janvier 2009 aux US sur Showtime (la petite premium chaîne qui monte qui monte face au géant HBO).
Aux commandes : Diablo Cody, la blogueuse de génie qui avait été repérée pour le scénario de Juno. Le pitch ? Une famille américaine a priori ordinaire à Overland Park, Kansas. Le problème, c'est Tara, la mère, qui arrête son traitement et subit donc à nouveau les effets de son trouble de la personnalité : DID (dissociative identity disorder). La succès de la série repose également sur l'interprétation sans faille de la talentueuse Toni Collette, l'actrice australienne qui débuta dans Muriel en 1994.
Ainsi, Tara a plusieurs "alters (ego)" : T., la jeune ado stringuée complètement devergondée et provocatrice, Alice, une Bree Van de Kamp de luxe, Buck, un beauf très rustre, etc. Le mari et les enfants de Tara la soutiennent dans sa démarche, mais souffrent au quotidien de ses changements de personnalités... Max (John Corbett, Aidan de Sex and the City), le père sexy-laid back, incarne patience et bonne volonté alors que Kate (Brie Larson), la teenager de 15 ans est en pleine phase de rebellion. Un autre personnage fascinant d'humour et de finesse : Marshall (Keir Gilchrist), le fils de Tara. Un jeune geek de 14 ans très sensible et très cultivé dont l'homosexualité naissante ne semble poser aucun problème... On pense tout de suite à la féminité décomplexée d'un autre teenager de série, Justin Suarez, le neveu d'Ugly Betty (incarné avec brio par Mark Indelicato).
Le ton de la série est inimitable : un mélange de comédie et de sérieux comme rarement on n'en fait pour la télévision. L'intelligence des répliques et l'élégance du scénario sont dignes d'un film indépendant made in USA dans la lignée de Little Miss Sunshine, Juno, etc. Sous l'angle d'une approche un peu loufoque (les troubles de personnalités multiples font encore débat auprès du corps médical), United States of Tara aborde des problèmes de société sans tabous et avec une légèreté salutaire.
J'adore tellement Sia que j'ai peur de ne pas trouver les mots pour décrire sa musique et donner envie de découvrir cette artiste australienne née en 1975 qui a sorti son 3eme album solo début 2008...
Drink To Get Drunk (sur son premier album Healing Is Difficult) fut un tube dans les clubs grâce à un remix envoûtant très efficace de Different Gear. Mais Sia est surtout connu pour ses nombreuses collaborations avec le duo anglais Zero7.
Sia Furler a ensuite connu un beau succès avec sa chanson Breathe Me entendu lors des dernière minutes du final de la sublime série Six Feet Under... L'album Colour The Small One (2004) est d'ailleurs un véritable petit chef d'œuvre.
Pour Some People Have Real Problems, son 3e opus, j'étais un peu méfiant face à une cover très suprenante, des extraits qui (je ne sais pas pourquoi) ne m'avaient pas vraiment convaincus et surtout une diffusion en France très désordonnée, il a fallu attendre presque un an pour que la Fnac le propose en "non-import"...
Finalement je me décide à l'acheter... et c'est l'envoûtement le plus total. Entre le blues vibrant de Death By Chocolate, l'émotion savamment distillée de Beautiful Calm Driving, l'énergie mélancolique de Buttons ou l'optimisme acide de The Girl You Lost To Cocaine (le clip délirant juste ci-dessous), je suis entièrement conquis !
Sia - The Girl You Lost To Cocaine
Comme souvent, le single de Sia est remixé, cette fois-ci par Stonebridge, et on peut trouver le morceau sur de nombreuses compiles club...
Baz Luhrmann revient avec un grand film épique retraçant les premières heures du pays-continent : l'Australie. La terre natale du réalisateur de "Romeo & Juliet" ou "Moulin Rouge!" est sublimée dans ce conte dont les héros, Nicole Kidman et Hugh Jackman nous promettent une histoire des plus romantiques.
En attendant la sortie française le 24 décembre, on pourra toujours faire la visite du site officiel (www.australiamovie.com).
La couverture du grand mensuel gay américain The Advocate est dédié au jeune plongeur australien Matthew Mitcham (né le 2 mars 1988 à Brisbane) qui a récemment fait son coming-out. On comprend pourquoi toute la blogosphere (gay) s'est subitement intéressée à cette discipline et tout particulièrement à ce jeune talent ;)
L'interview précise que Mitcham ne veut pas être comparé à Greg Louganis, un plongeur américain né en 1960 qui avait fait son coming-out dans les années 1990. C'est bien dommage car Louganis avait posé nu dans Playgirl en 1987 avant de se lancer dans l'écriture.
Ci-dessous, quelques pirouettes de Mitcham lors du grand prix de plongeon de Shenzhen en 2008.
Je sais, ça fait un moment qu'on en parle... Mais je ne l'ai découverte que cette semaine ! Micky Green ! Sa chanson "Oh" est la bonne surprise de ce début de printemps : fraîcheur et subtilité sont au rendez-vous. La belle Australienne de 23 ans récemment installée à Paris, ancienne modèle, se reconvertit dans la chanson avec un producteur plutôt expérimenté aux manettes : le franco-libanais Renaud Letang qui a déjà travaillé avec Manu Chao, Feist, Gonzales, Alain Souchon ou Mathieu Boogaerts notamment... Libération dit que Micky Green nous berce d'une "voix entourée d’épure, avec des médiums et peu d’aigus, une légère mélancolie sous une énergie éclatante."
L'album "White T-shirt" est également à recommander. Son site Internet se trouve ici, sa page MySpace par ici.
Né en 1974 à Perth en Australie, ce jeune dessinateur illustre d'abord des nouvelles fantastiques ou d'horreur dans des petits magazines pour adolescents.
Plus tard, le travail de Shaun Tan est reconnu est il obtient un prix pour l'illustration d'un livre pour enfants, 'The Rabbits'.
En 2008, Shaun Tan a reçu le Prix International de la BD d'Angoulême pour le meilleur album en avec "Là Où Vont Nos Pères" ('The Arrival').
Cet ouvrage exceptionnel est une bande-dessinée muette très cinématique relatant l'histoire d'un immigré arrivant dans une nouvelle contrée. Tout en émotion, le livre nous présente un univers fantastique, entre l'austérité d'un trait en teintes de gris et un univers peuplé de créatures fantastiques à la Miyazaki, permettant pourtant à chacun de se retrouver...
Olivia Newton-John est une icône assez méconnue en France. Si le public français a retenu son nom, ça sera principalement grâce à "Grease" (1978) mais c'est tout...
"Hopelessly Devoted To You" (1978)
Pourtant, pour ma part, je me souviens très bien de "Physical" ! Un beat intéressant, un clip ridicule qui essaie d'être drôle, un brushing parfait et le sourire d'Olivia feront la recette de son succès. En hommage, cette chanson a d'ailleurs été reprise par Kylie Minogue sur scène 20 ans plus tard lors du "On A Night Like This Tour" (2001).
Physical (1981 - Olivia)
Physical (2001 - Kylie)
Olivia est née à Cambridge en Angleterre en 1948, elle part en Australie avec ses parents 6 ans plus tard. Sa carrière début dans les années 1970 avec quelques tubes mineurs qui marcheront surtout en Australie et au Royaume-Uni. Elle participe notamment à l'Eurovision et obtient un beau succès avec "I Honestly Love You". Avec "Grease", c'est la consécration !
Puis vint "Xanadu" ! Cet ovni du cinéma, réalisé par Gene Kelly et avec Olivia Newton-John, Cliff Richards et le groupe pop Electric Light Orchestra (ELO) fera un bide retentissant. Les chansons et les patins à roulettes n'ont apparement pas séduit le public de l'époque. Le film sera reconnu par la suite, surtout pour son côté kitsch premier degré et ses chansons plutôt efficaces. Un musical est même monté à Broadway en 2007 et obtiendra les louanges de la presse et du public. Voici deux chansons extraites du film.
"Magic" (1980)
"Xanadu" (1980)
A la fin des années 1980, Olivia Newton-John chante "The Rumour", une tube toute en énergie écrit par Elton John et Bernie Taupin qui participent également aux choeurs.